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Saturday, February 8, 2014

"LOVELACE" ©

J’aime ... 

J’aime l’immensité, la magie et le silence du désert
Tenter d’étreindre  l’horizon et le voir reculer toujours
J’aime galoper contre le vent,  chevaucher les vagues altières
Et sillonner les grands espaces sans m’inquiéter pour le retour
Seuls me passionnent l’insaisissable, l’inaccessible et le mystère. 

Dans le souffle ardent des passions, j’apaise ma soif d’aventures
J’aime plonger, jusqu’au vertige, dans un regard sombre ou clair
Me soumettre au gré d’un désir, au droit qu’a sur moi la nature
Puis reprendre la bride en main, mener ma vie à ma manière
Sombrer dans  les ténèbres en moi… puis émerger dans la lumière

J’aime et je respecte les femmes, elles sont les étoiles de mes nuits
Les flammes de mes jours de gel, la rosée de mes jours sans pluie
Toutes me possèdent corps et âme, je suis la lame, elles sont l’étui
Mais aucune ne peut me fixer… La sédentarité me nuit
Car j’aime intensément l’Amour, et c’est le « Toujours » que je fuis…

Les fins ne me font jamais peur, tout renouveau me régénère
Mon âme est toujours à l’écoute des appels de tous les ailleurs
Toutes les chaines me révulsent, de toutes les brides je me libère
Et si j’adule mes maitresses, je suis seul maître de mon cœur
Et nul ne m’est indispensable, car pour moi tout est éphémère

J’aime découvrir d’autres visages, d’autres rivages, d’autres domaines
Oublier la course du temps, échapper aux griffes de l’ennui 
Explorer, lors d’une halte, les méandres de l’âme humaine
Aller à la quête de moi-même à travers le regard d’autrui
Mais………….
Plus mon image gagne en éclat….  plus grande est l’ombre qui me suit.

Alexander Hakman


Friday, June 14, 2013

L'enfant de la guerre ©

(A tous les enfants victimes de la folie des hommes)

Il est entré… martyr d’un châtiment qu’il n’a pas mérité    
Couvert du sang du père qu’il vient de voir mourir
S’accrochant au fusil dont il vient d’hériter
Et il est ressorti, s’engouffrant dans la nuit
Sans regarder la mère dont le cœur se déchire
Et qui n’a plus de larmes, et qui n’a plus que lui
Qui sans dire un seul mot le regardait partir
Vers un enfer auquel elle ne peut le soustraire
Il a autant d’années que les doigts des deux mains
Pourtant la mort le guette… peut-être avant demain…
Car la vie le rejette vers le feu et le fer 
Elle n’a rien à offrir à ce petit gamin  
Auquel tant de cadavres ont tracé le chemin   
Ses yeux sont pleins de nuit que déchirent des éclairs
Son cœur est froid et dur et ses lèvres se serrent
Sur tant de mots martyrs que seul son cœur nomme
Ces mots au nom desquels on a tué tant d’hommes
Tous ces mots qu’on enchaîne, qui veulent qu’on les délivre
Que la force et la haine enferment dans les livres
Justice et liberté … Paix et fraternité… 
Qu’il n’a jamais connus dans sa réalité
Tous ces mots immolés, défaits par les puissants
Et qu’il veut faire revivre en leur donnant son sang

Alexander Hakman 

Thursday, May 23, 2013

Confessions ©


Par Alexander Hakman


Dans l'univers où j'évolue 
C'est l'égoïsme qui est roi 
L'argent est le maître absolu 
Des esprits, des corps... et des lois ! 
Le culte qui lui est dévolu 
Est celui de « Chacun pour soi »
Dans ce monde de la démesure 
Te rencontrer semble impossible 
Toi, si belle, si douce et si pure 
Moi, égoïste et insensible 
Alors ... parfois... je fais le mur 
Je m'évade pour te retrouver 
Dans ton monde où les rêves sont rois 
J'ai l'illusion d'être sauvé 
Mais ... dès que je reviens à moi 
Je sais... Je redeviens mauvais
Et en guerrier des temps modernes 
Je reprends ma lutte sans remords 
Du côté de ceux qui gouvernent 
Je suis la raison du plus fort 
Pourtant une voix en moi murmure 
Qu'en dépit de tous mes efforts 
De mes prétentions d'homme libre 
Je reste un esclave de l'or 
Un jouisseur que le luxe enivre 
Que de vils appétits dévorent 

Cette voix m'obsède nuit et jour 
Elle semble sincère et sans fard 
Elle parle d'amitié et d'amour 
Je parle d'euros et de dollars 
J'aligne des tableaux, des bilans 
Et des chiffres à n'en plus finir 
Elle parle de dunes et d'océans
D'enfants aux grands éclats de rire
Je fais valoir toutes mes conquêtes 
Toutes ces filles au port de reines
Elle se moque de ces « amourettes » 
Elle les dit illusoires et vaines 
Quand je lui parle de forteresses 
D'autorité et d'influence 
Elle me parle de sagesse, 
De probité et de conscience 

Qu'elle se taise cette voix ! 
Pourquoi m'inflige-t-elle sa rengaine? 
Mais...................
Si elle s'impose ainsi à moi....
N'est-ce pas parce que c'est ... la MIENNE ?